ENQUETE FABRICATION ADDITIVE JUIN 2016

ENQUETE

PARLONS FABRICATION ADDITIVE

RAPPORT DE SYNTHESE JUIN 2016

01 | Sondage : Parlons Fabrication Additive | Juin 2016

Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’Initiative 3D, le plan d’actions pour les plasturgistes mis en place par la Fédération de la Plasturgie et des Composites. Il vise à aider les entreprises industrielles à se positionner sur le sujet de l’Impression 3D.

Pour consulter la feuille de route, cliquez sur ce lien

Action portée par IPC avec la contribution de :

 

ENQUETE – PARLONS FABRICATION RAPIDE 5

  1. 1.1  Objectifs et Description 6
  2. 1.2  Contexte de la Fabrication Additive 7

DONNEES GLOBALES 8

  1. 2.1  Protocole d’étude 9
  2. 2.2  Qualité des réponses 9

3

L’ENQUETE EN 10 POINTS CLES 10

4

EN RESUME 12

Juin 2016 | Enquête : Parlons Fabrication Additive | 03

1. SONDAGE – PARLONS 5

FABRICATION RAPIDE

1.1 Objectifs et Description 6 1.2 Contexte de la Fabrication Additive 7

1. ENQUETE – PARLONS FABRICATION RAPIDE

SONDAGE – PARLONS FABRICATION RAPIDE

1SONDAGE – PARLONS FABRICATION RAPIDE

1.1 OBJECTIFS ET DESCRIPTION

L’objectif de cette étude, basée sur un son- dage très large, s’inscrit dans le cadre de l’Ini- tiative 3D (In3D) de la Fédération de la Plastur- gie et des Composites. In3D vise à apporter des réponses pragmatiques aux industriels face aux enjeux de la fabrication additive.

Ce programme est séquencé en plusieurs étapes. Un événement introductif à l’Usine IO, le 3D-DAY, a permis en 2015 de sensibiliser les industriels de la plasturgie et de valider la démarche. A la demande forte des industriels et académiques, un comité stratégique réunis- sant des experts d’horizons variés (industriels, chercheurs, institutionnels) a été réuni en juillet 2015 pour identi er des axes de travail et des projets pour la profession.

6 axes prioritaires ont été retenus comme bases de travail :

  1. Développer au sein des PME les connais- sances et les pratiques sur l’Impression 3D et plus largement, sur la Fabrication Additive
  2. Élargir le champ des technologies et des procédés pour diminuer les coûts et les délais de production
  3. Se rapprocher du client par le co-design, la co-conception, la personnalisation etc…
  1. Dé nir une stratégie de propriété indus- trielle (PI) : brevet et open source, traçabili- té et lutte contre la contrefaçon…
  2. Développer les compétences techniques et humaines pour maîtriser ces nouvelles technologies et leurs incidences en termes d’organisation et de chaîne de valeur
  3. Créer de la valeur par la combinaison de matériaux (plastique, céramique, métaux), de procédés, de business-modèles…

4 projets pilotes ont été initialisés sur cette base, à savoir :

  1. STARTER PACK 3D, dont l’objectif est de faire découvrir au plus grand nombre possible de PME de la lière les opportuni- tés réelles offertes par l’Impression 3D
  2. COMPETENCES ADDITIVES, dont l’ob- jectif est de répondre à la demande crois- sante de compétences clés, spéci ques à l’Impression 3D/la Fabrication Additive, avec une approche globale des leviers et des impacts liés à ces technologies
  3. PLASTI-PI, dont l’objectif est d’informer, sensibiliser les PMI-PME aux nouveaux enjeux de la Propriété Industrielle (PI) ; les aider à créer de la valeur et à la protéger dans le contexte de la révolution digitale et des nouveaux modèles open-source qui en résultent

06 | Enquête : Parlons Fabrication Additive | Juin 2016

4. FAB-LAB Inside, dont l’objectif est de s’emparer de l’impression 3D et de va- loriser ce levier technologique via la mise en place d’un fablab intégré en PME, lieu de co-développement et co-inno- vation avec leurs partenaires et clients.

Partenaire du projet In3D, IPC est en charge du programme Starter Pack 3D, dans l’accompa- gnement des industriels à la fabrication additive. C’est donc dans ce cadre que cette enquête nationale a été lancée a n de recueillir, de ma- nière la plus large possible et sur l’ensemble des sujets, la volonté et les attentes de la pro- fession.

1.2 CONTEXTE DE LA FABRICATION ADDITIVE

La Fabrication Additive, plus généralement appelée Impression 3D, est une technologie née il y a plus de 30 ans aujourd’hui. Les pre- miers brevets sont d’ailleurs français, même si malheureusement faute de renouvellement, ils ont été repris depuis. Présente sur 7 techno- logies de mise en œuvre actuellement, celle-ci est passé progressivement d’un stade expé- rimental et réduit à la fabrication de prototype esthétique, à un réel procédé de fabrication industriel en devenir, avec des niveaux de ma- turité différents selon la technologie décrite. Les différents indicateurs stratégiques, tout

autant que les nombreuses publications et an- nonces sur cette thématique démontrent, s’il en était besoin, que l’Impression 3D constitue aujourd’hui une réalité industrielle dont le dé- ploiement ne cesse de croître de jour en jour. L’ensemble des perspectives sur le sujet pré- sente un taux de croissance annuel cumulé d’environ 30% sur les 5 prochaines années. C’est ainsi que le marché mondial de la Fabri- cation Additive en 2020 est estimé à environ 20 Milliards de dollars.

Dans ce contexte, le positionnement de la France n’est pas au premier plan, sans pour autant apparaître comme un outsider du sujet :

 L’Allemagne, avec ses 9% du parc mondial, se place en première position en Europe.
 Seul 3% du parc mondial est installé en France, plaçant celle-ci au 4ème rang eu- ropéen et au 7ème mondial.

 Aux Etats-Unis, Barack Obama à fait de l’Impression 3D une des 3 priorités na- tionales lors de son discours de 2015, po- sitionnant ainsi son pays au premier plan sur la scène internationale.

Il convient donc de mieux comprendre la per- ception qu’ont les entreprises françaises de cette technologie ainsi que leurs attentes et craintes vis-à-vis de celle-ci.

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TITRE

01 | Sondage : Parlons Fabrication Additive | Juin 2016

2. DONNEES GLOBALES 2.1 Protocole d’étude 2.2 Qualité des réponses

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2.1 PROTOCOLE D’ETUDE

L’enquête a été initialisée par IPC début 2016, adressé à un public très large de professionnels, et relayée par la Fédération de la Plasturgie et des Composites et ses syndicats.
La variété de pro l des répondants a été volontairement la plus large possible a n de prendre en compte la richesse et la complexité de la fabrication additive à savoir : des transformateurs, des outilleurs, PME, TPE, grands comptes, des plasturgistes, des grands donneurs d’ordres (aéronautique ou automobile entre autres), ainsi que des académiques (liste non exhaustive).

Les questions posées appelaient des réponses les plus ouvertes possibles a n de permettre le recueil d’un maximum d’informations. De ce fait, le questionnaire contenait un grand nombre de questions précises faisant appel à des réponses ouvertes, sans que cela n’ait eu d’incidence sur la qualité des réponses fournies et l’implication des répondants.

2.2 QUALITE DES REPONSES

Un total de 295 réponses a été obtenu, ce qui en fait l’une des plus grandes études de fond sur la fabrication additive au niveau mondial, selon la Fédération de la Plasturgie et des Composites.
Ce niveau de réponses permet de dresser un panorama robuste et démontre, s’il le fallait, l’intérêt que portent les industriels à cette thématique.

Bien entendu, ces quelques 300 réponses ont été obtenues grâce au jeu usuel des relances permettant de s’assurer que l’ensemble des personnes potentielle- ment intéressées par le sujet répondent à notre enquête.
Ce chiffre est d’autant plus signi catif que les destinataires de l’enquête ont été présélectionnés par IPC, et que la durée moyenne du temps consacré au ques- tionnaire était de 15 minutes, ce qui, pour un sondage en ligne, est dé ni comme particulièrement long et aurait pu constituer un frein.

Même si nous devons pondérer ce résultat encourageant par une réduction du nombre de répondants sur la partie juridique (moyenne de 160 répondants), le taux de remplissage des zones de textes libres particulièrement dans cette sec- tion du questionnaire démontre là encore le sérieux et l’intérêt des répondants. En n, il convient de préciser que les répondants n’avaient pas l’obligation formelle de laisser leurs coordonnées ou celles de leur société. Le fait de ne rien imposer aux répondants a certainement contribué à obtenir ce total élevé de réponses cer- tains ne souhaitant pas se faire connaitre pour éviter, entre autres, toute utilisation abusive d’une éventuelle base de données collectée.

Nous tenons
à remercier de nouveau tous les répondants à notre enquête pour leur implication
et la qualité des réponses fournies.

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TITRE

01 | Sondage : Parlons Fabrication Additive | Juin 2016

3. L’ENQUETE
EN 10 POINT CLES

3L’ENQUETE EN 10 POINTS CLES

Les acteurs et les partenaires du monde industriel ont la conviction que la fabrication additive est une réelle opportunité. Les industriels interrogés se sont déjà lancés ou le feront d’ici 3 ans, mais ils ont des besoins à court terme pour réussir à s’approprier cette technologie.
L’enquête a été déroulée autour de 3 axes conditionnant cette réussite : connaissance technolo- gique, formation et compétences, sécurisation au niveau juridique.

1. L’impression 3D :
▪ une opportunité pour l’entreprise, une technologie qu’il faut suivre
▪ aujourd’hui pour le prototypage, de- main pour apporter de la valeur ajoutée aux produits et stimuler la créativité
▪ un parc dédié polymère et prototy- page, équipé en moyenne de 1 à 2 ma- chines ayant moins de 3 ans

  1. Source de compétitivité et de business, l’Impression 3D est considéré comme une technologie qui va prendre beaucoup d’importance
  2. Les entreprises ayant l’intention d’investir le feront majoritairement d’ici 3 ans

▪ à des ns d’élaboration de prototypes pour 30% ;

▪ mais également à des ns de produc- tion de petites séries.

  1. Volonté de sous-traiter pour accéder à une expertise et des équipements performants sans prendre de risques nanciers
  2. Besoin d’une R&D ayant la capacité de développer des matériaux haute perfor- mance, notamment polymères, hautes performances

6. Le constat est sans appel : d’ici 3 ans, 75% des industriels auront besoin de compé- tences en impression 3D ! Ceci représente au moins 2 personnes par entreprise qui nécessiteraient d’acquérir ces compé- tences dans ce domaine

7. Près de 30% des industriels seraient ca- pables d’engager un investissement lourd en compétences pour s’approprier l’im- pression 3D (embauche, formation longue)

8. Inconnue de tous ou presque, la législation sur l’Impression 3D est pourtant considé- rée majoritairement comme inef cace

9. La contrefaçon est le principal risque ex- primé par les répondants face à l’Impres- sion 3D,

10.Pour un répondant sur deux, l’impression 3D est une menace pour la sécurité des consommateurs. Normes et appareils lé- gislatifs semblent être pour de nombreux répondants la solution aux questions de sécurité des consommateurs.

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01 | Sondage : Parlons Fabrication Additive | Juin 2016

4. EN RESUME

4EN RESUME

▪ 300 répondants appartenant à l’écosystème de près ou de loin à la lière plasturgie française
▪ L’Impression 3D : une opportunité pour 83% des répondants

▪ Une technologie qui suscite l’intérêt des entreprises interrogées

 7 répondants sur 10 mènent une veille sur les technologies additives polymères et/ou métal  Les répondants n’assurant pas de veille sont 8 sur 10 à souhaiter en recevoir

Les béné ces de la technologie
▪ Pour un répondant sur deux, le premier béné ce de la technologie est la réduction des temps de dévelop- pements, ce qui pré gure deux caractéristiques fran- çaises : un parc orienté Impression 3D polymère et une utilisation orientée majoritairement prototypage (50% du parc)
▪ Les autres béné ces désignés par les répondants laissent envisager à termes des utilisations autres, diffé- renciantes et porteuses d’innovation :

  •   Réalisation de pièces complexes
  •   Création de pièces spéciales
  •   Stimulation de l’innovation et de la créativité

    Le parc des répondants

▪ 4 répondants sur 10 appartiennent à des sociétés ou de instituts équipés en technologies additives, trois technologies dominent le parc et en font un parc dédié «polymère» :

  •   Dépôt de l polymère (FDM)
  •   Polymérisation résine (DLP)
  •   Stéréolithographie (SLA)

▪ 7 entreprises sur 10 détiennent 1 à 2 machines ad- ditives, pour la moitié ayant moins de 3 ans, un parc jeune, et tourné à 80% vers la technologie polymère
▪ 7 entreprises sur 10 emploient 1 à 2 collaborateurs pour ses activités additives dont le pro l est majoritaire- ment celui de technicien

f L’impression 3D : une opportunité pour l’entreprise, une technologie qu’il faut suivre

f L’impression 3D : aujourd’hui pour le prototypage, demain pour apporter de la valeur ajoutée aux produits et stimuler la créativité

f L’impression 3D :
un parc dédié polymère et prototypage, équipé en moyenne de 1 à 2 machines ayant moins de 3 ans

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EN RESUME

L’avenir

▪ 4 répondants sur 10 ont des projets d’investisse- ments dans ces technologies, essentiellement à 3 ans d’échéance
▪ A ce terme les entreprises qui auront investi, pensent faire essentiellement du prototype (30%) et de la pro- duction petites séries (15%)

▪ Si la moitié des répondants considèrent que l’Im- pression 3D sera source de compétitivité et de bu- siness, 1/4 jugent que son impact sera limité
▪ D’ici 3 ans, 7 entreprises sur 10 pensent que leurs activités internes liées aux technologies additives vont augmenter, tout comme leurs activités de sous-trai- tance

Impression 3D et sous-traitance
▪ L’intérêt principal pour les entreprises de faire ap- pel à des sous-traitants est l’accès à des équipements avancés, sans prendre de risques liés aux investisse- ments
▪ Le second est l’accès à une expertise

Attentes de la R&D

 Les répondants attendent de la recherche le dé- veloppement de matériaux polymères hautes perfor- mances

Volet formation
▪ Les industriels estiment que leurs besoins en com- pétences sont répartis entre 60% pour les niveaux « techniciens » et 40% pour les niveaux « cadre »
▪ Les deux compétences clés attendues par les ré- pondants pour l’utilisation de l’Impression 3D sont la conception et le prototypage
▪ Près de 30% des industriels seraient capables d’en- gager un investissement lourd en compétences pour s’approprier l’impression 3D (embauche, formation longue)

f Source de compétitivité et de business, l’Impression 3D est pressentie
comme une activité qui
va prendre de l’ampleur.
Les entreprises ayant l’intention d’investir le feront majoritairement d’ici 3 ans, à des ns d’élaboration de prototypes pour 30%, mais également à des ns de production de petites séries.

f La sous-traitance
permet d’accéder à des équipements performants sans prendre de risques nanciers et à une expertise

f Un déploiement de la technologie lié à sa capacité à développer des matériaux, notamment polymères, hautes performances

f Le constat est sans appel : d’ici 3 ans, 75% des industriels auront besoin de compétences en impression 3D ! Ceci représente 2.2 personnes par entreprise qui nécessiteraient d’acquérir ces compétences dans ce domaine

14 | Enquête : Parlons Fabrication Additive | Juin 2016

Volet juridique
▪ Législation relative à l’Impression 3D : une législa- tion inconnue pour 93% des répondants
▪ Sans la connaitre, cette législation est jugée comme insuf sante (à 78%)
▪ 6 répondants sur 10 considèrent que l’Impression 3D n’est pas une menace pour le droit d’auteur, mais presque 9 répondants sur 10 considèrent qu’il est illé- gal pour une entreprise, d’imprimer en 3D des objets protégés par le droit d’auteur
▪ Le plus gros risque que représente l’Impression 3D pour les répondants est la contrefaçon
▪ En cas de litige, 7 répondants sur 10 feront appel à un avocat

Impression 3D et sécurité / responsabilité
▪ 50% des répondants considèrent que la sécurité des consommateurs est menacée par les technologies additives
▪ Pour protéger les consommateurs de ces dangers, la normalisation est la réponse
▪ L’identi cation des objets réalisés par Impression 3D serait une solution pour lutter contre la contrefaçon. ▪ La responsabilité en cas d’accident provoqué par un objet imprimé 3D défectueux incombe au fabricant pour plus de 4 répondants sur 10.
▪ 5 sur 10 pensent que le régime juridique de res- ponsabilité du fait des produits défectueux s’applique à l’impression 3D

f Inconnue de tous ou presque, la législation sur l’Impression 3D est pourtant considérée majoritairement comme inef cace

Si 6 répondants sur
10 ne considèrent pas l’impression 3D comme une menace pour le droit d’auteur, 9 sur 10 considèrent comme illégal de copier un objet protégé par la PI
La contrefaçon est le principal risque exprimé par les répondants
face à l’Impression 3D, l’identi cation des objets réalisés par Impression 3D en serait la solution

f Pour un répondant
sur deux, l’impression
3D est une menace
pour la sécurité des consommateurs. Normes et appareils législatifs semblent être pour de nombreux répondants la solution aux questions de sécurité des consommateurs.

Les notions de responsabilité juridique face aux objets 3D divisent le corpus des répondants, indiquant plutôt une tendance à
la méconnaissance du sujet.
De nombreux textes législatifs existent déjà et pourraient être étendus aux produits imprimés 3D

Juin 2016 | Enquête : Parlons Fabrication Additive

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